Pour le Président intérimaire de l'UDPS, il est inadmissible qu'on puisse s'éterniser sur cette question pour empêcher leur régime d'apporter une modification à la loi fondamentale du pays. Augustin Kabuya dit ne pas comprendre comment tous les prédécesseurs de Félix Tshisekedi ont retouché cette Constitution à plusieurs reprises et qu'aujourd'hui, on puisse prétendre interdire au Chef de l'État de revoir là où ça ne va pas.
« Mobutu a révisé la constitution 17 fois, Laurent Désiré Kabila y a apporté trois modifications, Joseph Kabila l'a touchée en passant de deux tours à un seul pour les élections présidentielles. Soyez calmes, nous allons également toucher à la constitution », a-t-il dit avec détermination devant les partisans de son parti.
Pendant que tous les prédécesseurs de Félix Tshisekedi ont retouché la constitution, sa famille politique l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) apaise la tension au tour de l'épineuse question de la « modification ou changement » de la loi fondamentale, et confirme que la loi fondamentale sera également retouchée.
Le débat est de nouveau lancé depuis le début de cette semaine qui s'achève, où plusieurs acteurs politiques du pouvoir tout comme de l'opposition s'étaient prononcés sur cette question latente. La goutte d'eau qui a débordée la vase était celle du sénateur Modeste Bahati Lukwebo, qui avait estimé que le problème du pays n'est pas celui des textes mais plutôt des hommes.
La posture de ce haut cadre et membre du présidium de l'Union Sacrée de la Nation a été très mal perçue dans son camp politique, jusqu'au point où une motion de défiance a été initiée contre lui par un sénateur au niveau de la chambre haute du parlement. Certains ont vite confirmé que Modeste Bahati Lukwebo n'est plus loyale à la vision du Chef de l'État.
Rodrigue Kolaba Koto.


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