C'était lors d'un atelier de formation qui s'est clôturé vendredi 6 Mars 2026 dans la commune de Kavimvira en Mairie d'Uvira sous exécution de l’Association des Enfants et Jeunes Travailleurs d'Uvira (AEJT-UVIRA-RDC). Cette initiative qui s’inscrit dans le cadre du projet Qualipro, soutenu par la coopération allemande GIZ a connu également la participation de plusieurs services étatiques au niveau local notamment, celui de Petites, Moyennes Entreprises et Artisanat (PMEA), de la Culture et des Arts, de la Direction Provinciale de Mobilisation et d'Encadrement des Recettes (DPMER).
Objectif : renforcer les capacités des petits entrepreneurs locaux afin de mieux structurer leurs activités et améliorer la visibilité de leurs produits sur le marché. À en croire Maurice Isongela, chef de programme de l’Association des Enfants et Jeunes Travailleurs d’Uvira, la formation a ciblé 14 groupements d’intérêt économique évoluant dans différents secteurs de production. Elle visait notamment à faciliter leur collaboration avec six services publics impliqués dans l’encadrement des activités économiques.
« Il s’agissait surtout de sortir ces groupements de l’ignorance administrative et de réduire les tracasseries auxquelles ils sont parfois confrontés. L’idée est de leur permettre d’identifier les services officiels avec lesquels ils doivent réellement collaborer », explique-t-il.
Durant plusieurs jours, les participants ont été initiés aux techniques de promotion commerciale, notamment à travers l’utilisation des réseaux sociaux dans le marketing de leurs produits. Pour de nombreux bénéficiaires, cette formation constitue une étape importante dans la modernisation de leurs activités.
« Nous avons compris qu’après la production, il faut aussi savoir comment vendre et promouvoir nos produits. Les réseaux sociaux peuvent nous aider à toucher davantage de clients », confie l’un des participants.
Les bénéficiaires ont également plaidé pour un changement de posture de certains services publics, chargés de la fiscalité et de l’encadrement économique. Ils appellent ces derniers à privilégier l’accompagnement et la sensibilisation plutôt que l’intimidation et les tracasseries.
« Nous souhaitons que les services d’assiette collaborent avec nous et nous montrent comment bien travailler, au lieu de venir uniquement pour nous intimider et nous tracasser », ont-ils recommandé à l’issue de l’atelier.
Dans une région où l’économie locale repose largement sur les petites initiatives entrepreneuriales, les organisateurs espèrent que ce type de formation contribuera à renforcer la résilience économique des communautés et à améliorer l’intégration des producteurs locaux dans les circuits de commercialisation.
La clôture de cet atelier marque ainsi une étape supplémentaire dans l’accompagnement des acteurs économiques locaux vers une meilleure structuration et une présence accrue sur les marchés, y compris numériques.
Par Olivier Ramazani Alvin depuis Uvira.




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