Par Rodrigue Kolaba Koto
Kinshasa, 28 juin 2026 – Sur les réseaux, on a crié à l’injustice. Dans les amphis de l’Université de Kinshasa, on a décortiqué. Ruben Tongoy, jeune étudiant en Droit à l’Unikin, a livré à Legon News une analyse percutante qui fait mouche sur les choix forts de Sébastien Desabre. Et elle remet l’église au milieu du village.
Un suicide tactique face à la Colombie
Pour beaucoup, l’absence de Théo Bongonda, Brian Cipenga, Elia Meschak, Fiston Mayele et Gaël Kakuta lors du précédent match était incompréhensible. Pour Ruben Tongoy, c’est du bon sens.
« Nous avons maintenant compris pourquoi Sébastien Desabre n'avait pas fait jouer Théo Bongonda, Brian Cipenga, Elia Meschak, Fiston Mayele et Gaël Kakuta face à la Colombie, aligner des profils ultra-offensifs et créatifs aurait été un suicide tactique », tranche le futur juriste.
Le Droit et le football : même logique
Selon l’étudiant, le sélectionneur a fait un choix de pragmatisme que personne n'avait compris. Un choix de dossier.
« Ces joueurs excellent dans les espaces et la percussion, mais ils offrent naturellement moins de garanties dans le repli défensif intensif et le duel physique permanent que demandait ce match », analyse-t-il.
En clair : contre une Colombie rugueuse, il fallait d’abord des soldats. Des profils capables de défendre bas, de gagner les duels, de courir pour deux. Pas des artistes.
La phrase qui résume tout
Et Ruben Tongoy de conclure avec une expression bien de chez nous, qui résume la pensée de Desabre :
« Celui qui aurait dit balle etanga te akosa ».
Traduction : Celui qui aurait dit que le foot n'a pas étudié a menti. Où soit, celui qui pense que le football c’est juste mettre les meilleurs attaquants se trompe lourdement.
Desabre, un technicien incompris
Avec la qualification arrachée pour le 16e de finale ensuite face à l’Ouzbékistan 3-1, le sélectionneur français a eu raison. Il a géré son effectif comme un avocat gère ses pièces : au bon moment, pour la bonne audience. Les magiciens comme Bongonda, Kakuta ou Mayele auront leur heure. Quand les espaces s’ouvriront. Quand il faudra percer, et non résister. Au Congo, on a des talents partout. Même dans les facultés de Droit.



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