Par Rodrigue Kolaba Koto
Kinshasa, 5 juin 2026 - Le prédicateur Jules Mulindwa est interdit d’antenne pour 30 jours. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication, CSAC, vient de frapper fort.
L’organe de régulation des médias en RDC justifie cette sanction par deux griefs majeurs : des propos verbaux jugés injurieux et discriminatoires tenus sur les ondes, et le mépris affiché par le prédicateur face à une convocation du CSAC. Pour le régulateur, c’est trop.
La mesure va plus loin. Le CSAC a formellement interdit à tous les médias audiovisuels nationaux d’ouvrir leurs micros ou leurs plateaux à Jules Mulindwa pendant toute la durée de la sanction. Sous peine de sanctions immédiates. Aucune interview, aucun débat, aucun direct.
Ce « black-out médiatique » vise à rappeler les règles du jeu : liberté d’expression oui, mais sans dérive injurieuse ni mépris des institutions. Pour le prédicateur, c’est 30 jours de silence imposé. Pour le paysage médiatique congolais, c’est un signal clair : les dérapages verbaux coûtent cher.
Le compte à rebours commence dès notification. Après cette période, Jules Mulindwa pourra reprendre la parole… à condition de respecter le cadre légal.


Exprimez-vous