Par Rodrigue Kolaba Koto
Lubero, 25 juin 2026 – Pas d’ONG, pas de partenaires, mais des bassins d’eau devant chaque porte. À Batangi-Sud, dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu, la chefferie a décidé de ne pas attendre la maladie pour réagir.
Chaque activité = un lavé devant sa porte
Depuis plusieurs jours, le dirigeant du village a rendu obligatoire l’installation de dispositifs de lavage des mains, indique le confrère Sadrack Bihamba depuis Lubero. Règle simple : commerçants, tenanciers de buvettes, vendeurs et acheteurs doivent avoir leur « lavé » devant la boutique, sur la route, devant tout lieu fréquenté. Aucune exception. Pas de lavage, pas d’activité.
Ebola en ligne de mire, zéro appui extérieur
La consigne vient d’un constat alarmant : la zone de santé de Kayna vit sous la menace du virus Ebola. Et selon les habitants, « nous vivons zéro partenaire qui chapeaute la maladie à virus Ebola ». Résultat : la chefferie Batangi prend les devants. Seule, avec ses moyens, elle impose des gestes barrières pour couper la transmission avant qu’elle ne commence.
Alerte aux partenaires
Le message de monsieur le Chef du village transmis à Legon News par le confrère Sadrack Bihamba est clair : la population est mobilisée, mais abandonnée. Sans appui technique, sans intrants, sans accompagnement, la prévention reste fragile. À Batangi-Sud, on lave les mains. Mais on lance aussi un SOS : la lutte contre Ebola ne peut pas reposer uniquement sur la volonté des villageois.


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