Par Rodrigue Kolaba Koto
Kinshasa, 4 juin 2026 - Didier Konzoli, initiateur du Mouvement du Peuple pour le Zaïre - MPZ, relance le débat sur le changement de nom du pays. Dans un message qu'il a partagé à Legon News ce jeudi 4 juin, il oppose « Congo maudit » à « Zaïre béni » et lie l’histoire du pays à une « malédiction » attachée au mot Congo.
L’auteur du texte revient sur 6 périodes historiques pour étayer sa thèse. De 1483 à 1885, il accuse les rois du Royaume Kongo d’avoir livré leurs sujets à la traite négrière, une « faute originelle » qui aurait donné naissance à l’expression lingala « Nazali Mo-Humbu na yo te ».
Pour la période 1885-1908, État Indépendant du Congo, il rappelle les violences sous Léopold II : plus de 10 millions de morts, mains coupées, villages rasés. « Le nom Congo s’alourdit d’une malédiction plus sombre encore », écrit-il.
Il poursuit avec le Congo-Belge 1908-1960 marqué par « colonisation, exploitation, humiliation », puis le Congo-Léopoldville 1960-1965 avec « guerres, rébellions, sécessions, massacres » et 3 millions de victimes.
Le tournant, selon Didier Konzoli, intervient en 1971. Mobutu débaptise le pays : le Zaïre naît, inspiré du fleuve Nzadi. « Un miracle survint. Pendant 25 ans, le pays respira, uni sous une bannière apaisant les esprits des ancêtres », affirme l’initiateur du MPZ. Seuls « quelques soubresauts éphémères au Shaba » sont reconnus.
Depuis 1997 et le retour au nom République Démocratique du Congo, Didier Konzoli dresse un bilan sombre : « guerres, massacres, pillages, misère indescriptible, génocide, insécurité chronique, RDC capitale mondiale du viol ». Pour lui, « la malédiction endormie s’est réveillée avec une fureur redoublée ».
Le message se conclut sur une description du peuple qui « se saoule de la prière, de la bière et de la musique ». Le MPZ, Mouvement du Peuple pour le Zaïre, milite depuis plusieurs années pour le retour à l’appellation Zaïre. Cette sortie relance le débat identitaire à l’approche des échéances politiques.


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