Par Rodrigue Kolaba Koto
Kinshasa, 28 juin 2026 – La DGM l’empêche de se soigner, la Cour de cassation l’appelle. Pour Delly Sesanga, il s’agit d’un même combat : celui contre un opposant. Joint au téléphone par le confrère Stanis Bujakera, l’opposant a dénoncé une procédure qu’il juge illégale après que la Direction générale de migration a retenu son passeport dimanche à l’aéroport de Kinshasa.
S’il y a un litige, il y a des voies légales
Alors qu’il s’apprêtait à rejoindre l’Europe pour un suivi médical, les agents de l’immigration lui ont signifié qu’il devait se présenter à la Cour de cassation, sans lui notifier aucun grief précis ni document officiel.
Une façon de faire que l’ancien ministre qualifie d’« inadmissible »
« S’il y a un litige avec la justice, il y a des voies légales selon la Constitution pour m’interpeller. On ne confisque pas le passeport d’un citoyen comme ça, sans motif, sans notification », a-t-il déclaré à Stanis Bujakera.
Je suis victime d'un combat politique
Pour Delly Sesanga, aucun doute : cette mesure s’inscrit dans le combat politique qu’il mène avec ses collègues de l’opposition « pour l’intérêt du pays ».
« Je confirme que je suis victime du combat politique que nous menons ensemble avec mes collègues de l’opposition », a-t-il martelé.
L’opposant réclame donc la restitution immédiate de son document de voyage afin de poursuivre ses soins à l’étranger, et exige que toute procédure judiciaire le concernant respecte les garanties constitutionnelles. À l’heure de publication, ni la DGM ni la Cour de cassation n’ont communiqué officiellement sur les raisons de cette mesure. Un nouveau bras de fer s'ouvre entre le pouvoir et l’opposition.


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