Par Rodrigue Kolaba Koto
Angola, 8 juin 2026 – Révolté, il veut faire passer un message fort à toute l’Afrique. Un jeune cycliste congolais écrit l’histoire à sa manière. Il s’agit de Miguel Masaisai qui, comme chaque jour depuis 39 jours, se réveille. Téléphone en main, vélo prêt. Sauf qu’aujourd’hui, l’actualité a le goût du sang.
Miguel Masaisai a quitté Goma le jeudi 1er mai 2026 avec un défi clair : « Pedals for Peace » Goma - Rabat. En français : « Pédales pour la Paix ». Ce lundi 8 juin, ce jeune cycliste congolais en est à son 39e jour. Dès le premier jour de son périple, Miguel n’avait parcouru que 66 km jusqu’à Musanze, au Rwanda, avant de poursuivre le lendemain. Son objectif reste le même : parcourir 14 000 km à travers 17 pays d’Afrique pour porter un message de paix et d’unité africaine.
Voici les pays que ce jeune va traverser : Rwanda, Tanzanie, Zambie, Angola, RDC via Kinshasa, République du Congo, Gabon, Cameroun, Nigeria, Bénin, Togo, Ghana, Côte d’Ivoire, Guinée, Sénégal, Mauritanie et Maroc. Parmi ces nations, Miguel Masaisai en a déjà traversé 3 : Rwanda, Tanzanie et Zambie.
Un réveil brisé par l’Est de la RDC
Le 1er juin, c’était un jour douloureux pour ce jeune athlète. Encore des morts. Encore des familles détruites. La nouvelle de Béni traverse l’Afrique et brise le cœur du cycliste congolais, à des milliers de kilomètres de chez lui. Silence. Quelques secondes. Puis il enfourche son vélo.
Des kilomètres de douleurs et de réponses
Pas de foule. Pas de caméras. Pas d’équipe. Juste lui, la forêt et ses pensées. Pendant des heures, Miguel pédale seul. À chaque coup de pédale, une question : « Pourquoi je continue ? »
Au cœur de la forêt, la réponse tombe :
« Je continue parce que des millions de Congolais rêvent de paix. Je continue parce que les victimes de Béni ne doivent pas être oubliées. Je continue parce que le monde doit entendre notre cri », dit-il. La douleur était plus lourde que son vélo ce 1er juin 2026. Après 60 km seulement, il s’arrête. Non pas par fatigue physique, mais parce que son cœur est resté à Béni.
Cap sur Kinshasa, message pour le monde
Ce jour-là, Miguel devait dormir à Mangongo, aux portes de l’Angola. Le lendemain, il avait repris la route vers Kinshasa. Plus fort. Plus déterminé. Plus amoureux de son peuple. Mais aujourd’hui, il est bloqué en Angola à cause d’un problème de visa.
SOS lancé en faveur de ce jeune athlète
Le cri qui traverse les frontières
Kilomètre après kilomètre. Frontière après frontière. Miguel Masaisai avance avec un seul message à porter au monde : « Nous ne demandons pas la guerre. Nous ne demandons pas la haine. Nous demandons la paix. Pour Béni, Goma, Bukavu, Bunagana... Pour l’Est du Congo. Pour notre avenir. »




Miguel mérite le soutien des congolais de partout. Le ministère des Sports et Loisirs doit prendre à bras le corps ce cris d'alarme pour faciliter ce jeune cycliste à poursuivre son objectif jusqu'à la fin.
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