Par Rodrigue Kolaba Koto
Kinshasa, 29 juillet 2026 – Le mois d’août démarre sous haute tension. La SNEL tire la sonnette d’alarme : le complexe d’Inga tourne au ralenti. Cause ? Le fleuve Congo est à sec.
Le fleuve Congo en manque d’eau
Chaque année, juillet et août riment avec décrue. Mais cette année, le coup est rude. Le débit du fleuve est tombé à 30.000 m3/s contre 80.000 m3/s en temps normal. Résultat sur le terrain : les deux canaux d’amenée d’Inga n’aspirent plus assez. À la digue déversante, plus d’eau. Place au sable et aux pierres. Au bassin de Shongo, les digues anti-sable sont paralysées.
À cela s’ajoute un autre fléau : les déchets. Plastiques, grumes, détritus... Les bassins de rétention sont engorgés.
« La Snel peine à utiliser le peu d’eau captée du fait de l’étiage, de la saleté et autres éléments drainés par le fleuve », reconnaît l’entreprise.
Deux groupes coupés, des délestages en vue
Conséquence directe et immédiate : les groupes G12 et G13 d’Inga 1 sont à l’arrêt. La production globale du complexe chute. Omer Kakwenda, chef de service Production à la Snel, confirme. L’impact sera direct sur la desserte en électricité dans plusieurs villes. Des délestages sont donc à prévoir pour le mois d’août.
La SNEL promet des travaux
Face à la crise, le DG Pr Teddy Lwamba rassure. Des équipes sont déjà à pied d’œuvre.
« Des entretiens et des réhabilitations sont en cours de réalisation, en attendant le rétablissement de la situation », indique la Snel.
L’objectif : tenir jusqu’au retour des eaux et limiter les dégâts pour les abonnés. En attendant, les Congolais doivent s’armer de patience. L’étiage a mis Inga en veille. Et avec lui, une partie du courant du pays.
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