Par Rodrigue Kolaba Koto
Kinshasa, 03 juillet 2026 – La xénophobie au menu du tête-à-tête présidentiel. Le président sud-africain était en visite de travail ce jeudi 02 juillet 2026 à Kinshasa.
Au sortir des entretiens, Félix Tshisekedi avait choisi la voie de la diplomatie et de la solidarité africaine pour répondre à la montée des violences anti-étrangers en Afrique du Sud.
« Nous faisons confiance à la sagesse des autorités sud-africaines pour privilégier une approche plus équilibrée, conforme aux valeurs de solidarité africaine afin qu’une issue heureuse, apaisée et respectueuse des droits fondamentaux puisse être trouvée », a déclaré le chef de l’Etat congolais.
Une réaction mesurée, alors que plusieurs Congolais figurent parmi les victimes des attaques recensées ces dernières semaines dans certaines provinces sud-africaines. Commerces pillés, expulsions sommaires, discours haineux : la communauté congolaise de la diaspora tire la sonnette d’alarme depuis Pretoria et Johannesburg.
Félix Tshisekedi mise donc sur le dialogue entre Etats. Il appelle Pretoria à privilégier une réponse politique et juridique, loin de la stigmatisation et des règlements de comptes. Pour Kinshasa, l’heure n’est pas à la confrontation mais au rappel des principes fondateurs de l’Union africaine. La libre circulation des personnes, la protection des migrants et le "vivre-ensemble" sur le continent sont au cœur de ce plaidoyer présidentiel.
La visite du président sud-africain à Kinshasa intervient dans un contexte régional tendu. Les deux pays entendent toutefois maintenir leur coopération économique et sécuritaire, notamment dans le cadre de la Sadc et des Grands Lacs.
En visite à Kinshasa ce 02 juillet 2026, le président sud-africain a été interpellé sur la xénophobie. Félix Tshisekedi a appelé Pretoria à la sagesse et à une issue « apaisée » respectueuse des droits fondamentaux, au nom de la solidarité africaine.


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