Par Thomas Ernest Mukonga
Kinshasa, 01 août 2026 – Le débat sur un dialogue national s’envenime en RDC. Au lendemain de la déclaration du mouvement Sauvons la RDC, proche de l’ancien président Joseph Kabila, publiée le samedi 1er août 2026, le camp d’en face réplique. Le Dr Ivan Ilunga Ngindu, président national du Rassemblement pour la Souveraineté et le Développement (RSD), oppose une fin de non-recevoir aux principales exigences du camp Kabila.
Le camp Kabila pose 7 conditions
Dans sa déclaration, Sauvons la RDC conditionne sa participation à un dialogue à : 1. Une médiation neutre sous l’égide de l’UA et de l’ONU ; 2. L’organisation des discussions dans un pays tiers ; 3. Un examen sans tabou des causes de la crise ; 4. L’abandon de tout projet de révision constitutionnelle avant le dialogue ; 5. Des mesures de décrispation : libération des prisonniers, retour des exilés ; 6. Un mécanisme international de suivi ; 7. Le rejet de tout dialogue sous l’autorité du président Félix Tshisekedi.
La contre-attaque du camp souverainiste
Pour le Dr Ivan Ilunga, la réponse est claire : le dialogue doit se faire dans le respect de la Constitution. Il rejette le recours à des acteurs extérieurs et à un pays tiers. « La RDC dispose d’institutions légitimes capables d’encadrer un dialogue entre Congolais », martèle-t-il.
Sur la révision constitutionnelle, le président du RSD estime qu’aucun acteur ne peut priver le peuple de son droit d’en débattre. Les réformes relèvent des mécanismes constitutionnels, pas d’un préalable politique..Concernant les mesures de décrispation, il renvoie la question à la justice et aux institutions compétentes, et non à des négociations politiques. La dissolution de la Force du Progrès ou la libération des prisonniers ne peuvent, selon lui, faire l’objet de marchandage.
Enfin, il conteste frontalement l’idée d’écarter le Chef de l’État. « Le président Félix Tshisekedi demeure le garant du fonctionnement régulier des institutions », affirme-t-il.
Ligne rouge : pas de transition
En conclusion, le Dr Ivan Ilunga réaffirme son opposition à toute transition ou initiative qui fragiliserait les institutions. Il appelle à un dialogue souverain, constitutionnel et centré sur l’intérêt supérieur du peuple congolais. Le bras de fer est lancé. Reste à savoir sous quel format ce dialogue pourra finalement voir le jour.


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