Par Rodrigue Kolaba Koto
Kinshasa, 17 Septembre 2026 - Entre dialogue national et consultation politique, le choix est clair pour Guelord Polycarpe Gereviko. Dans une tribune de vérité percutante, l'Artiste Poète engagé et Analyste Politique Indépendant, membre du collectif des écrivains « LES MWINDEURS », prend position et met le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo devant ses responsabilités.
Alors que le Chef de l'État a annoncé un Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l'État, Gereviko estime que la méthode proposée risque de créer l'impasse au lieu d'apaiser la Nation.
Monsieur le Président, n'ayez pas peur du dialogue des vérités
Dans un ton direct, sans langue de bois, Guelord Polycarpe Gereviko plaide pour un véritable « Dialogue des vérités » et non une simple consultation de la base à l'exécutif.
Selon lui, ce dialogue doit réunir autour d'une même table : le pouvoir en place, l'opposition, les anciens dirigeants, les forces sociales, ainsi que tous les acteurs liés à la crise sécuritaire à l'Est.
Pour garantir sa crédibilité, il pose trois conditions non négociables : 1. Des garanties d'indépendance totale ; 2. Une participation réellement inclusive ; 3. Aucun sujet tabou : gouvernance, guerre à l'Est, processus électoral, armée, justice et refondation de l'État.
L'analyste va plus loin. Il propose que ce dialogue soit encadré par un facilitateur de l'Union Africaine et organisé en dehors des frontières nationales, afin de garantir la sécurité et la libre participation des exilés politiques.
« La République n’a pas besoin d’une consultation contrôlée de la base à l'exécutif qui va saigner la caisse de l'État, dont vous même vous fixez les règles et en même temps vous en êtes l'arbitre. Elle a besoin que les Congolais se regardent enfin en face et se disent des vérités pour sauver notre chère Nation. »
Pour Gereviko, ce dialogue des vérités est la seule voie pour mettre fin à la crise sécuritaire à l'Est, réformer les institutions, mettre fin aux antivaleurs décriées dans nos institutions, stopper la dérive dictatoriale au sommet de l'État et planter les bases d'une vraie refondation et d'une cohésion sociale tant attendue.
Il conclut en avertissant que le discours présidentiel annonçant ce dialogue aurait dû rapprocher les positions et ouvrir une espérance, et non diviser davantage. Un appel qui relance le débat sur l'inclusivité du futur dialogue national.


Exprimez-vous