Par Rodrigue Kolaba Koto
Kinshasa, 06 septembre 2026 - Nous prêtons attention ce dimanche à une plante très populaire sur toute l'étendue de la République Démocratique du Congo. Il s'agit de la feuille de manioc, communément appelée pondu à Kinshasa.
Dans chaque parcelle, derrière chaque maison, de Kinshasa à Uvira, Bukavu, Goma, Lubumbashi, Kisangani, jusqu'à Gbado-Lite et Gemena, il est là. Le manioc. Le chouchou de la cuisine Congolaise.
On l'appelle l'or vert du Congo, et ce n'est pas un hasard. Cette plante que l'on voit sur l'image est la seule qui nourrit le Congolais de la racine aux feuilles.
1. De la racine, tout sort :
C'est la base de notre fierté nationale. La racine de manioc donne le fufu, le bukari, le luku, le kwanga / chikwangue. C'est ce qui accompagne le pondu, le poisson, la viande. Sans fufu, le Congolais n'a pas mangé.
2. De ses feuilles, le plat national :
Ses feuilles, c'est le pondu / sombe / saka-saka. Le plat le plus aimé, le plus vendu, le plus exporté de la RDC. Riche en vitamines, en fer et en protéines quand il est mélangé aux arachides.
3. Une plante qui résiste à la guerre et à la sécheresse :
Pendant que d'autres cultures meurent, le manioc reste. Il pousse sur un sol pauvre, résiste à la sécheresse et peut rester des mois sous terre. En temps de crise et de déplacements, comme dans l'Est du pays, c'est lui qui sauve les familles de la famine.
4. Une économie pour nos mamans :
Ce sont nos mamans qui le transforment, qui vendent le foufou, le pondu et les cossettes. C'est une source de revenus directe pour des millions de femmes congolaises.
Abandonner le manioc, c'est abandonner notre identité culinaire.


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