Par Rodrigue Kolaba Koto
Kinshasa, 18 septembre 2026 - La tension politique monte d'un cran. Au terme d'une déclaration rendue publique à l'issue de sa marche du 15 septembre, la Coalition Article 64 (C64) durcit le ton face au pouvoir en place.
Regroupant plusieurs partis d'opposition et mouvements citoyens opposés au projet de changement de Constitution, la C64 dénonce ce qu'elle qualifie de « violations graves et systématiques » enregistrées à travers le pays lors de sa mobilisation nationale du 15 septembre dernier.
Un bilan des violations annoncé
Dans sa déclaration, la coalition annonce la publication prochaine d'un bilan détaillé et circonstancié de toutes les violations enregistrées lors de cette journée. Selon elle, ce rapport documentera les cas d'interpellations, d'intimidations et de violences perpétrées contre ses militants et des manifestants pacifiques dans plusieurs villes du pays.
Trois exigences majeures
La Coalition Article 64 formule trois exigences claires : 1. La libération immédiate et sans condition de toutes les personnes arrêtées lors et après la marche du 15 septembre ; 2. L'ouverture de poursuites pénales contre les auteurs des violences, qu'elle accuse d'avoir agi en toute impunité ; 3. Le démantèlement de la milice « Force du progrès », qu'elle désigne comme responsable d'actes d'intimidation et de répression contre l'opposition.
La menace de la légitime défense
C'est le point le plus fort de la déclaration. La C64 prévient qu'elle n'acceptera plus que ses activités soient entravées. Elle annonce désormais qu'elle adoptera des « mesures de légitime défense » face à toute entrave à ses actions politiques. Une formule qui sonne comme un avertissement direct aux autorités et aux groupes qu'elle accuse de vouloir museler l'opposition.
Mobilisation maintenue contre le changement de Constitution
Tout en durcissant sa position, la coalition appelle le peuple congolais à rester mobilisé. Elle annonce la publication prochaine d'un calendrier d'actions à venir, qui s'inscrit dans le cadre de son combat principal : s'opposer à tout changement de la Constitution et à un éventuel troisième mandat du Président Félix Tshisekedi.
Pour la C64, la marche du 15 septembre n'était qu'une première étape. Le bras de fer politique est désormais ouvert.


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