Par Rodrigue Kolaba Koto
Kinshasa, 16 septembre 2026 - Quelques heures seulement après la dispersion de la marche de l'opposition regroupée au sein de la Coalition Article 64 (C64) à Kinshasa, la réplique de la majorité n'a pas tardé. Le président a.i. de l'UDPS/Tshisekedi, Augustin Kabuya, passe à l'offensive.
Comme promis, la présidence de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi) a annoncé, ce mardi, l'organisation de marches populaires sur toute l'étendue de la République. Ces manifestations sont prévues pour le mardi 22 septembre 2026.
Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le parti présidentiel présente cette initiative comme une réponse directe à ce qu'il qualifie de « manœuvres de déstabilisation » orchestrées par l'opposition. Pour l'UDPS, il s'agit de démontrer que la rue reste acquise à la vision du Chef de l'État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Pour Augustin Kabuya, l'objectif est clair : occuper le terrain politique et réaffirmer le soutien populaire aux institutions. Il appelle l'ensemble des fédérations, sections, cellules ainsi que les structures de la Ligue des jeunes et de la Ligue des femmes à une mobilisation tous azimuts.
Cette annonce intervient dans un contexte politique particulièrement tendu. Lundi et mardi, les marches de la C64 visant à défendre, selon ses initiateurs, l'ordre constitutionnel et à dire non à un troisième mandat, ont été dispersées par les forces de l'ordre dans plusieurs villes, dont Kinshasa et Uvira, avec des interpellations signalées.
Avec cette contre-offensive, l'UDPS entend transformer l'essai. Le 22 septembre s'annonce comme un test de force entre une opposition qui veut maintenir la pression et une majorité présidentielle déterminée à afficher sa suprématie populaire à moins de deux ans des grandes échéances électorales.


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