Par Samuel Ndombi Toakumu
Kinshasa, 04 septembre 2026 - Cheffe de travaux à l'Institut supérieur des techniques médicales (ISTM) de Gemena et de Zongo, et professionnelle engagée au Programme national de santé des adolescents à la Division provinciale de la santé du Sud-Ubangi, Béatrice Nyongomozele Dako vient de franchir une nouvelle étape dans son ascension scientifique. Elle a défendu, le mercredi 02 septembre 2026 à Kinshasa, son Diplôme d'études approfondies (DEA) à l'École doctorale de l'ISTM-Kinshasa.
Formée en Enseignement, administration et soins infirmiers (EASI), elle se distingue par un parcours qui conjugue pratique des soins, gestion, transmission des connaissances et recherche scientifique. Une complémentarité qui donne à son engagement une portée à la fois professionnelle et académique. Son mémoire porte sur : « L'analyse des facteurs de l'accès limité aux soins et services de santé chez les enfants et adolescents dans la zone de santé de Gemena, province du Sud-Ubangi, en RDC ».
À travers ce travail, la chercheuse s'attaque à une problématique profondément liée aux réalités de sa province : les obstacles qui limitent l'accès des enfants et adolescents aux soins et aux services de santé. Le choix de cette thématique révèle une chercheuse proche du terrain. Il ne s'agit pas de produire un travail scientifique déconnecté des préoccupations quotidiennes des populations, mais de transformer une réalité sanitaire locale en objet de recherche, afin de mieux comprendre les difficultés et de contribuer à la réflexion sur des solutions durables.
Son exemple démontre qu'une femme peut travailler, diriger, enseigner, soigner et continuer à étudier jusqu'aux niveaux académiques les plus élevés. Béatrice Nyongomozele Dako ne célèbre pas seulement une réussite personnelle. Elle envoie un message fort aux jeunes filles et aux femmes du Sud-Ubangi : il est possible de rêver grand, de poursuivre ses études, de bâtir une carrière et de repousser les limites que la société impose parfois.
Son parcours est un encouragement à toutes celles qui hésitent encore à reprendre ou poursuivre leurs études à cause de leurs responsabilités professionnelles ou sociales. Les responsabilités ne doivent pas mettre fin à l'ambition académique ; elles peuvent au contraire devenir une source de motivation supplémentaire. À travers son engagement dans l'enseignement et la formation des professionnels de santé, elle contribue déjà à préparer la relève. À travers la recherche, elle entend désormais approfondir sa contribution à la compréhension des problèmes sanitaires qui touchent sa communauté.
Son DEA apparaît ainsi comme une nouvelle étape, et non comme une finalité. Aux femmes du Sud-Ubangi, son parcours adresse un message clair : ne vous sous-estimez jamais. Continuez à apprendre, osez les études supérieures, assumez vos responsabilités et croyez en vos capacités. Car l'émancipation ne se proclame pas seulement ; elle se construit aussi par l'éducation, la connaissance, le travail et l'excellence. La défense du DEA de Béatrice Nyongomozele Dako est donc bien plus qu'un événement académique. C'est une réussite scientifique, une fierté professionnelle et surtout un signal d'espoir pour toute une génération de femmes du Sud-Ubangi.



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