Par Rodrigue Kolaba Koto
Yakoma, 19 octobre 2026 - La mort qui choque toute une cité. C'est une affaire qui bouleverse Yakoma depuis hier dimanche. Selon le témoignage exclusif du Dr Olivier Lunguma, médecin chef de zone de l'Hôpital Général de Référence de Yakoma, un jeune homme malade a trouvé la mort dans des circonstances troublantes après avoir été conduit dans une église locale pour des prières de guérison. Une information vraie et confirmée par le premier responsable sanitaire de la zone, qui soulève de graves questions sur certaines pratiques dites de délivrance.
Ligoté, enchaîné, frappé ? Les zones d'ombre d'une prière mortelle
D'après les informations reçues auprès de Dr Olivier Lunguma, le jeune malade aurait été soumis à un traitement inhumain au nom de la prière. « On ne sait pas s'il a été ligoté, enchaîné, frappé, après quoi il a été amené à l'hôpital et finalement il est décédé », témoigne le médecin chef. Le patient, déjà affaibli par la maladie, n'aurait pas survécu à cette séance. Une mort qui ne serait pas due à sa pathologie initiale, mais aux conditions extrêmes dans lesquelles il aurait été maintenu.
La vengeance macabre de la famille : enterrer le corps devant la porte du pasteur
Face à ce drame, la famille de la victime a pris une décision radicale et symbolique. Refusant d'enterrer leur proche au cimetière, elle a décidé d'aller creuser sa tombe directement devant la porte du pasteur de l'église où le jeune aurait rendu son dernier souffle. Un acte fort pour accuser publiquement le responsable religieux et réclamer justice de manière traditionnelle. La dépouille a finalement été mise en terre à cet endroit sous haute tension.
Hier, Nzewe était en ébullition
« Hier dans le quartier Nzewe c'était chaud vraiment », confie le Dr Olivier Lunguma. L'enterrement peu ordinaire devant la maison du pasteur a mis tout le quartier en émoi. Si la famille est partie après avoir enterré le corps, la colère des habitants, elle, n'est pas retombée. La population dénonce des dérives récurrentes dans certaines églises où malades mentaux et autres patients vulnérables seraient maltraités au lieu d'être orientés vers l'hôpital.
L'acte de trop : des jeunes déterrent le corps pour le jeter au rond-point
L'horreur a franchi un nouveau palier dans la soirée de dimanche, selon l'information de Dr. Olivier Lunguma. Selon le même témoignage, ce sont les jeunes du quartier Nzewe qui sont revenus sur les lieux. Ils ont déterré le corps fraîchement enterré pour aller l'exposer, voire le jeter au niveau du rond-point central. Une scène d'une extrême gravité qui traduit à la fois la colère populaire et l'effondrement de l'autorité, transformant un deuil en profanation publique.
Le cri d'alarme d'un habitant du quartier Nzewe joint par Legon News : il faut arrêter ces pratiques
Au-delà du fait divers, ce drame pose un grave problème de santé publique à Yakoma. Un habitant questionné par la rédaction centrale de Legon News appelle les autorités administratives, sanitaires et religieuses à agir d'urgence. Il est impératif d'enquêter sur les causes exactes de cette mort, de rappeler que la prière ne peut remplacer les soins médicaux et surtout, de mettre fin aux pratiques de séquestration et de violences sur des personnes malades. Le calme doit revenir à Nzewe, mais la justice doit être rendue.


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