Par Rodrigue Kolaba Koto
Kinshasa, 02 octobre 2026 - Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, a réagi au dernier rapport d'Amnesty International qui documente les exactions commises dans l'Est de la RDC.
« On n'est pas là pour jouer », a-t-il écrit, en partageant les conclusions d'un rapport qui détaille, selon ses termes, « les horreurs du père, le Rwanda, et du fils, le M23, dans la course au pillage systémique de notre coltan à Rubaya dans le Nord-Kivu et de notre or à Lomera dans le Sud-Kivu ».
Le document évoque des exécutions sommaires, des tortures, des détentions arbitraires, ainsi que du travail et des recrutements forcés dans les zones minières sous contrôle du M23. Le rapport cite notamment l'exécution de 18 mineurs artisanaux.
Il dévoile également les circuits de pillage des minerais, qui « débouchent tous au Rwanda avant de prendre d'autres destinations », souligne le ministre.
Patrick Muyaya indique avoir échangé avec la délégation d'Amnesty International sur la nécessité de « consolider les mécanismes juridictionnels, de renforcer la lutte contre l'impunité et d'obtenir une mobilisation internationale plus forte en faveur des victimes ».
« Les auteurs, commanditaires et complices de ces crimes doivent répondre de leurs actes devant la justice. La paix durable ne saurait se construire sans justice pour les victimes », a-t-il conclu.
Ce rapport intervient alors que Kinshasa accuse régulièrement Kigali de soutenir le M23 et d'organiser le pillage des ressources naturelles de l'Est, des accusations que le Rwanda rejette.



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