Par Rodrigue Kolaba Koto
Kinshasa, 16 octobre 2026 - Quinze années de calvaire pendant le règne de Kabila et l'échec de la mission du général Delphin Kayimbi. Le pardon est une force. C'est en ces termes que le professeur Robert Kabemba Mangidi revient sur quinze années de calvaire vécues loin de la République démocratique du Congo.
L'universitaire affirme avoir passé plus de quinze ans hors du sol congolais sans pouvoir y revenir pendant le règne de Joseph Kabila, à cause de son opposition farouche à son régime. Il se dit avoir été l'homme à abattre du général Delphin Kayimbi, qui le menaçait de mort et d'arrestation.
Mais Dieu n'a pas permis que cela arrive, confie-t-il, en invitant à parcourir différentes vidéos de 2016 où il tenait des déclarations musclées contre le régime de l'époque. En tant que chrétien, il dit avoir accordé son pardon à Joseph Kabila, dont le régime lui en voulait.
Il invite aujourd'hui le peuple congolais à l'unité
Le professeur rappelle qu'à l'époque où l'Angleterre était considérée comme une zone rouge interdite aux kabilistes, il faisait partie des opposants congolais très proches de la résistance et des combattants de Londres. Très écouté, il collaborait avec Théo Gombo, représentant de l'UDPS au Royaume-Uni.
En tant que coordonnateur de l'Ecidé Grande-Bretagne, il organisait des conférences, prenait des contacts avec les opposants au régime de Kabila et avait créé un lien soudé avec les résistants et combattants de Londres.
En 2011, candidat à la députation nationale, il explique avoir dû atterrir à Maya-Maya à Brazzaville pour des raisons sécuritaires, avant de traverser à Kinshasa à bord d'un canot rapide pour battre campagne.
Interviewé à l'époque par Eliezer Tambwe sur la radio de Roger Lumbala, ce dernier lui avait demandé s'il n'avait pas peur de descendre à Kinshasa en tant qu'opposant au régime de Kabila. Il avait répondu non. Le jour suivant, il affirme avoir échappé à un enlèvement et avoir dû quitter précipitamment la RDC.


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