Par Rodrigue Kolaba Koto
Kinshasa, 14 octobre 2026 - C'est un plan titanesque pour sortir la RDC de son enclavement. Lundi 12 octobre 2026, face aux responsables de la Banque Mondiale, le ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda, a levé le voile sur la vision du Président Félix Tshisekedi : 13 corridors stratégiques pour relier l'Atlantique à l'océan Indien.
Présenté dans le cadre du nouveau Cadre de Partenariat avec l'institution de Bretton Woods, ce programme d'envergure prévoit la construction et la réhabilitation de 22 800 kilomètres de routes, 28 000 kilomètres de voies navigables et la valorisation de 502 aéroports et pistes d'atterrissage à travers tout le pays.
Le projet s'articule autour de trois façades majeures :
À l'Ouest, les corridors de Banana et de Lobito, vitaux pour l'évacuation du cuivre et du cobalt congolais vers les ports de l'Atlantique.
À l'Est, le Corridor de la Paix, le Corridor central vers Dar es Salaam et la mythique RN5 reliant Lubumbashi à Bukavu.
Au Nord, la RN6 et la Transafricaine n°6, un axe continental de Yaoundé à Mombasa en passant par Zongo, Lisala et Kisangani.
« Un corridor n'est pas qu'une route ou une voie ferrée, c'est un corridor de développement », a martelé le ministre John Banza, insistant sur l'ambition d'intégrer le marché intérieur congolais et de connecter enfin les 26 provinces.
Mais le ministre a tenu à recadrer les attentes. Si la Banque Mondiale propose des prêts concessionnels pour financer ce chantier du siècle, elle « n'est pas une agence humanitaire ». La RDC devra assumer ses responsabilités et honorer ses obligations financières.


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