Par Rodrigue Kolaba Koto
Kinshasa, 14 octobre 2026 - Dans une déclaration qui fait grand bruit, Monsieur Andy Bemba vient de porter un coup dur au discours de l'ancien Président Joseph Kabila sur la Refondation de la Nation. Pour lui, le mot est lâché : ce que Kabila appelle « refondation » n'est qu'un prétexte pour provoquer une rupture brutale avec l'ordre institutionnel actuel.
Andy Bemba pose la question qui dérange : Kabila parle de refonder, mais son projet de rébellion ne vise-t-il pas, au fond, à faire tomber les institutions pour instaurer une autre République ? Une accusation grave qui présente le Front pour la Refondation de la Nation comme une tentative de coup d'État institutionnel déguisé.
L'analyste pointe ensuite une incohérence flagrante qui trahit, selon lui, les vraies motivations de Kabila et de ses soutiens. Pourquoi, s'interroge-t-il, s'opposer avec virulence aux réformes engagées sous le Président Félix Tshisekedi, et les applaudir soudainement lorsqu'elles sont portées par la rébellion de l'AFC/M23 ?
La réponse, pour Andy Bemba, est claire : c'est la personne même de Félix Tshisekedi, Fatshi, qui est visée. Au-delà de la politique, il dénonce une hostilité viscérale qui semble animée par une haine tribale et, peut-être, par des intérêts obscurs liés au Rwanda. Des mots très forts qui mettent le feu aux poudres.
Face à cette manœuvre, Andy Bemba lance un appel solennel au peuple congolais. « Un peuple conscient ne se laisse pas manipuler », martèle-t-il, invitant les citoyens à ne pas tomber dans le piège de la division. Il rappelle que les querelles politiciennes ne doivent jamais servir d'arme contre la Patrie.
Cette sortie musclée vient recadrer le débat national. Alors que le pays fait face à l'agression rwandaise, Andy Bemba estime que le combat politique interne ne doit pas faire le jeu de l'ennemi. Une mise en garde pour l'unité nationale.


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