Par Rodrigue Kolaba Koto
Kinshasa, 13 octobre 2026 - À l'ouverture de la plénière ce mardi 13 octobre, le Président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a frappé fort. Devant les sénateurs, il a qualifié l'ancien Président Joseph Kabila d'ennemi des intérêts du peuple congolais, des propos d'une rare violence qui marquent une rupture totale.
Pour Sama Lukonde, l'histoire vient de donner raison au Chef de l'État, Félix Tshisekedi. Depuis le début de la crise dans l'Est, le Président Tshisekedi n'a cessé de désigner son prédécesseur comme le véritable instigateur et parrain de la coalition rebelle AFC/M23, une accusation aujourd'hui assumée au plus haut sommet du Parlement.
Le Président de la Chambre haute est allé plus loin en établissant un lien direct entre les discours et les actes de Joseph Kabila et l'agression que subit la RDC. Selon lui, l'ancien Chef de l'État s'est définitivement rangé du côté de ceux qui déstabilisent la Nation, trahissant ainsi le serment de défendre l'intégrité territoriale.
Face à cette situation, Sama Lukonde a lancé un appel solennel à la loyauté. Il a exhorté l'ensemble des sénateurs et toute la population congolaise à rester soudés derrière le Chef de l'État, Félix Tshisekedi, et à soutenir sans réserve l'initiative du dialogue national comme voie de sortie de crise.
Il a également tenu à rendre un vibrant hommage aux Forces Armées de la RDC (FARDC) et aux vaillants Wazalendo, qui se sacrifient au front pour défendre la patrie. Pour lui, leur combat est celui de toute la République contre les ennemis de l'intérieur et de l'extérieur.
Cette sortie musclée du Président du Sénat confirme le durcissement du régime de Kinshasa vis-à-vis de Joseph Kabila. Après le camp Tshisekedi, c'est désormais la deuxième institution du pays qui pointe ouvertement du doigt l'ancien Président.


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