Sud-Ubangi : Un militaire des FARDC risque la peine de mort pour avoir abattu un civil à Gemena

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Par Emmanuel Ndengo, depuis Gemena 



Gemena, 05 octobre 2026 - Le Tribunal militaire de garnison du Sud-Ubangi a requis la peine capitale contre le soldat de deuxième classe Liwanda Jean Mongaulu, poursuivi notamment pour le meurtre de Moke Balamey Floribert, tué par balles le 27 septembre dernier à Gemena. La défense conteste plusieurs chefs d'accusation.


Le procès du soldat de deuxième classe Liwanda Jean Mongaulu, élément des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), se poursuit devant le Tribunal militaire de garnison du Sud-Ubangi. Dans son réquisitoire, le ministère public a requis la peine capitale contre le prévenu, qu'il poursuit notamment pour meurtre intentionnel, abandon de poste et dissipation de munitions de guerre.
Les faits remontent à l'après-midi du dimanche 27 septembre, à Gemena. Selon les éléments présentés au procès, le militaire aurait tiré à bout portant à deux reprises sur Moke Balamey Floribert, un homme âgé d'une cinquantaine d'années, qui tentait d'intervenir dans une dispute entre le militaire et un motard au sujet des frais de transport.


Grièvement atteint par les tirs, Moke Balamey Floribert est décédé. Il laisse derrière lui une veuve et huit enfants. Après les premiers tirs, le militaire aurait également tiré plusieurs coups de feu en l'air avant d'être maîtrisé. L'enquête évoque l'utilisation d'une arme de type AK-47 et d'environ soixante munitions, soit deux chargeurs.
La défense a rejeté certaines accusations formulées par le ministère public. Elle a notamment plaidé non coupable concernant la dissipation de munitions, estimant que l'élément intentionnel de cette infraction n'était pas établi.


De son côté, la partie civile estime que les faits sont suffisamment établis. Elle a sollicité la condamnation du prévenu au paiement de 100 000 dollars américains de dommages et intérêts, solidairement avec l'État congolais. Le tribunal n'a pas encore rendu son verdict. Le prévenu dispose de cinq jours pour interjeter appel, selon la procédure judiciaire militaire.


Les informations relatives à la procédure et aux chefs d'accusation sont rapportées sur la base des éléments communiqués lors de l'audience. Le prévenu demeure présumé innocent jusqu'à une décision judiciaire définitive.

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