Après des constats effectués sur le terrain, la société civile affirme avoir relevé plusieurs irrégularités dans l’exécution des travaux. Elle évoque notamment le compactage de l’argile sur un sol où la terre végétale n’aurait pas été retirée au préalable, l’absence de dispositifs adéquats pour l’évacuation des eaux de ruissellement ainsi que la lenteur dans l’avancement du chantier. Elle déplore également l’attitude de certains exécutants qui, selon elle, ne coopèrent pas suffisamment lors des missions de contrôle citoyen.
Par ailleurs, les conducteurs de taxis-motos et d’autres usagers de la route dénoncent la dégradation progressive de la déviation aménagée près de la passerelle construite sur la rue Mambura. Pourtant, selon les informations recueillies auprès du groupe thématique d’ingénierie de la société civile, le délai nécessaire à la solidification du béton de cette passerelle serait déjà écoulé, ce qui permettrait son utilisation par la population.
Face à cette situation, la société civile exige l’autorisation immédiate du passage sur la passerelle de la rue Mambura et accorde un délai de 48 heures aux autorités pour permettre son ouverture. Elle avertit que si aucune mesure n’est prise dans ce délai, des actions citoyennes pourraient être organisées afin de faciliter le passage des habitants sur cette infrastructure.
Dans le même communiqué, la société civile dénonce également le retard du gouvernement provincial dans le financement des travaux exécutés par l’entreprise RTMC. Selon elle, cette situation plonge plusieurs jeunes travailleurs dans des difficultés financières, faute de paiement de leurs salaires, tandis que les fournisseurs de matériaux éprouvent eux aussi des difficultés à poursuivre leurs activités. Elle appelle ainsi les autorités provinciales à agir avec responsabilité afin de répondre aux préoccupations de la population.
Par Je T'aime Paluku Munganga depuis Kasindi au Nord-Kivu.

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