Kananga, le 16 mars 2026 - Le Rassemblement pour la Souveraineté et la Démocratie (RSD), formation politique dirigée par Ivan Ilunga Ngindu, a réitéré sa position favorable à l’ouverture d’un débat sur la révision ou l’éventuel changement de la Constitution en République démocratique du Congo. Selon ce parti, une telle initiative pourrait contribuer à adapter la loi fondamentale aux réalités actuelles du pays et à renforcer davantage la souveraineté nationale.
D’après le président national du RSD, la question constitutionnelle ne devrait pas être abordée uniquement sous l’angle des rivalités politiques. Il considère plutôt ce débat comme une opportunité pour le pays de se doter d’un cadre juridique mieux adapté aux défis contemporains et aux aspirations de la population congolaise. Ivan Ilunga Ngindu rappelle qu’il avait déjà exprimé publiquement cette position le 14 décembre 2024 à Matadi, dans la province du Kongo-Central, où il s’était prononcé en faveur d’éventuelles réformes constitutionnelles.

Pour ce responsable politique, la Constitution actuellement en vigueur a été élaborée dans un contexte particulier marqué par des tensions et des compromis politiques. Il estime ainsi qu’une réflexion sur sa révision ou sa transformation pourrait permettre d’aboutir à un texte plus en adéquation avec les exigences actuelles de gouvernance et de consolidation de l’État. Dans cette perspective, il invite les élus ainsi que l’ensemble de la classe politique à privilégier un débat constructif et à orienter les discussions vers des propositions concrètes susceptibles de renforcer les institutions et l’autorité de l’État.
Par ailleurs, le président du RSD souligne que la distinction entre révision et changement de Constitution peut parfois être relative. Selon lui, des modifications profondes du texte fondamental peuvent, dans certains cas, en transformer significativement l’esprit et le fonctionnement. À travers cette prise de position, le RSD réaffirme son soutien à toute démarche constitutionnelle susceptible de consolider l’État, de renforcer la souveraineté nationale et de répondre aux défis institutionnels auxquels fait face la République démocratique du Congo.
Par Thomas Ernest Mukonga depuis Kananga.
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