Par Rodrigue Kolaba Koto
Kinshasa, 29 septembre 2026 - C'est une honte nationale qui frappe la RDC. C'est la preuve criante de l'irresponsabilité du gouvernement congolais.
18 compatriotes, dont des députés, des jeunes des mouvements citoyens, une femme et 3 enfants, sont abandonnés à leur triste sort à Beni depuis le 26 août dernier après avoir passé 1 an et 9 mois coincés dans l'enclos de la MONUSCO à Goma, depuis la chute de la ville volcanique entre les mains des rebelles du M23.
Ces patriotes auraient pu céder. Face à la souffrance, face à la pression des rebelles qui les ciblaient, ils auraient pu rallier la rébellion. Ils ont choisi la République. Par sens élevé de patriotisme, ils sont restés fidèles à la Nation, au prix de leur liberté.
Quelle a été la reconnaissance de leur pays ?
Après 1 an et 9 mois de détention dans des conditions inhumaines, ils ont été transférés à Beni et pris en charge pendant seulement deux semaines par la MONUSCO. Ensuite, la MONUSCO elle-même les a abandonnés, lâchant une phrase assassine qui résume tout.
Aujourd'hui, ces 18 Congolais, qui pour la plupart n'ont aucune famille à Beni, vivent sans abri, sans assistance, sans espoir. Le gouvernement provincial n'a fait que du théâtre. À leur arrivée, seul le Directeur de cabinet du gouverneur est passé, avec des promesses mensongères qui n'ont jamais été tenues.
Mais le plus grave, c'est le silence coupable et le désintéressement total du Vice-Premier Ministre de l'Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo. Informé de la situation alarmante de ces fils loyaux de la République, le patron de la sécurité intérieure reste indifférent, dénoncent ils.
Par la voix d'Espoir Rubenga Ben, l'un d'eux, le groupe lance un SOS déchirant au Chef de l'État, Félix-Antoine Tshisekedi : qu'il s'implique personnellement pour que ces patriotes puissent enfin rejoindre Kinshasa. Comment demander au peuple de résister à l'ennemi quand ceux qui ont résisté sont traités comme des parias par leur propre gouvernement ?


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