Par Rodrigue Kolaba Koto
Kinshasa, 17 septembre 2026 - Le dialogue pour la paix voulu par Félix Tshisekedi est sur les rails et ne reculera plus. C'est le message fort lancé par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, à l'occasion de la Journée de la paix organisée par la Commission Justice et Paix de la CENCO.
S'appuyant sur le discours du Chef de l'État du 27 août dernier et l'ordonnance présidentielle du 11 septembre instituant le processus, le Ministre de la Communication et Médias mais aussi porte-parole du gouvernement a rappelé que la voie est désormais tracée.
« Le discours du Président de la République du 27 août dernier a déjà tracé la voie vers un dialogue pour la paix, la cohésion et la refondation de l'État. J'ai rappelé la dynamique désormais irréversible de ce processus, qui permettra aux participants de poser les bases d'un Congo refondé », a-t-il écrit.
« Le Président ouvre également la voie à la décrispation du climat politique afin de permettre la participation de nos compatriotes que les épreuves de notre histoire récente ont conduits, pour diverses raisons, à se tenir en marge de l'unité nationale », explique-t-il.
Mais attention, prévient-il, ce dialogue ne sera pas une prime à la violence.
« Ce dialogue ne consacrera pas non plus l'impunité. Notre responsabilité sera de tenir ensemble deux exigences : ouvrir le chemin de la paix à celles et ceux qui renoncent sincèrement à la violence et garantir la justice à celles et ceux qui en ont été les victimes. »
Enfin, le ministre a insisté sur la méthode : un processus inclusif qui ne sera pas dicté d'en haut.
« Ce dialogue, qui partira de la base vers le sommet, permettra d'aborder de manière exhaustive tous les défis auxquels nous faisons face en tant que nation. »
Un recadrage clair alors que la C64 de l'opposition réclame un dialogue plus inclusif et que l'AFC/M23 reste un sujet central des débats.




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