Par Emmanuel Ndengo, depuis Gemena
Gemena, 21 septembre 2026 - La Division provinciale de la Santé (DPS) du Sud-Ubangi rejette les accusations portées contre elle par plusieurs dizaines de médecins affectés depuis 2023 dans différentes zones de santé de la province. Ces médecins, qui observent une grève, accusent la DPS de ne pas reconnaître leur statut.
Dans une mise au point rapportée samedi 19 septembre 2026 par Legon News, la DPS affirme n'avoir bloqué aucun dossier. Elle dit agir conformément au moratoire du Vice-Premier Ministre en charge de la Fonction publique, interdisant depuis 2022 l'affectation de nouvelles unités au sein de l'administration publique.
Un responsable de la DPS, qui a requis l'anonymat, estime que son institution n'est pas responsable de la situation actuelle des médecins concernés. Il les invite à se référer aux différentes correspondances administratives qui leur avaient permis d'aller travailler dans les zones de santé.
« Au regard des différentes correspondances en notre possession, il a été demandé au Chef de Division provinciale de la Santé de recevoir tout agent ou cadre détenant l'arrêté du Gouverneur, la notification du Ministre provincial et la mise en service, avec ou sans mise en service du médecin chef de zone », a-t-il expliqué.
Selon ce responsable, ces agents devraient être pris en compte dans le cadre d'une régularisation prioritaire dès que le moratoire sera levé.
Pour rappel, plus de 100 médecins affectés depuis 2023 dans différentes zones de santé du Sud-Ubangi sont en grève. Ils accusent la DPS de ne pas les reconnaître alors qu'ils prestent déjà dans des hôpitaux et centres de santé de la province.
De son côté, la DPS maintient qu'elle se conforme au moratoire interdisant d'affecter de nouvelles unités dans la Fonction publique. Elle évoque également une correspondance du Secrétaire Général à la Santé appelant au respect strict de cette mesure.


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